éditeur : l’employé du Moi
COWABUNGA est le cri de guerre des Tortues Ninja. Max et Cédric ont une dizaine d’années et le scandent à tue tête en faisant du skate. Alors qu’il finissent leur descente, les deux enfants croisent le chemin d’un chien errant. Cette rencontre anodine tourne vite à l’accident. Les souvenirs d’enfance restent souvent flous et fragiles, mais certains marquent pour toujours. Celui-ci restera gravé dans la mémoire des garçon. L’accrochage avec l’animal est raconté dans ses moindres détails : la peur, le répit, le souffle de la bête, la morsure, la douleur et l’attente. Le salut viendra de sa mère, protectrice et aimante, véritable héroïne de l’histoire. Ce jour-là, aux yeux de Max, sa mère est aussi forte que les tortues…
Auteur et éditeur au sein de L’employé du Moi, Max de Radiguès aime écrire pour les adultes et pour les jeunes. On lui doit le récent 520km (Sarbacane), Pendant ce Temps à White River Junction (6 Pieds Sous Terre) et L’Âge Dur (Employé du Moi). Il nous livre ici un récit tout public, qui raconte un épisode encore très vivace de son enfance. Réalisé à Montréal pendant les 24 heures de la bande dessinée en 2011, le récit a été complètement redessiné et mis en couleur pour cette publication.
ON EN PARLE
planètebd
Bdsélection
éditeur : Six Pieds sous Terre
A PROPOS DU LIVRE
Max de Radiguès, auteur bien connu des amateurs d’auto-productions et de travaux intimistes, réalise ici son premier livre chez 6 pieds sous terre. White River Junction est une petite ville américaine : une rue, un café... et une école de Bande Dessinée, the Center for Cartoon Studies, créée par des passionnés il y a six ans.
Étrange petite école éloignée de tout, elle a fait de la ville un lieu phare du médium. Il y a plus d’auteurs au mètre carré que dans n’importe quel état, et si on s’y attarde on peut y croiser diverses gloires de la planche.
Alec Longstreth, auteur du remarqué Phase 7 chez L’employé du moi, y est professeur et propose un poste de “fellow” (invité) à son ami belge. Il n’y a pas d’hésitation chez Max qui accepte, tout en voyant bien ce qu’il va devoir laisser derrière lui durant ce séjour : de sa petite amie à la bonne chaire. Face à ce script tout en légèreté on peut s’attendre à la narration d’anecdotiques situations. Mais s’il s’agit bien d’une succession de saynètes autobiographiques l’ouvrage va bien plus loin que l’anodin. Pendant ce temps à White River Junction, tout comme les autres travaux de Max de Radiguès, offre une narration à la fluidité impressionnante, sachant valoriser le quotidien sans jamais le banaliser. Le dessin, gracieux, accompagne ce mouvement naturel, sans fioritures et sans jamais céder aux sirènes d’une épure forcée par des limites graphiques. Les ballades automnales aux couleurs si douces sont là pour en témoigner. Et si durant tout l’ouvrage Max nous parle de ses maître avec déférence (James Kochalka, John Porcellino, etc.), le livre achève de prouver qu’il a parfaitement digéré les influences des ténors du nouveau minimalisme américain. Plus, il réussit à y ajouter une indescriptible touche personnelle (européenne ?) qui rend la saveur nouvelle.
dans la sélection officiel d’Angoulême 2012
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